Le sérieux Néo-Zélandais, la clé des Waratahs ? Propos recueillis d’Andrew Mehrtens

Positive attitude concept in tag cloud

Ancien demi d’ouverture des Crusaders et récent coach du jeu au pied des « Tahs », Andrew Mehrtens est sûrement l’un des hommes le plus à même aujourd’hui pour faire l’avant-finale du Super Rugby 2014 :

Il y a quelque chose de différent au sujet des Waratahs, quelque chose qui les séparaient des Crusaders et de leurs 8 titres de Champion. Ils ont enfin cessé de dire aux autres qu’ils étaient bons et ce sont mis à le prouver. Sur le terrain.
Au fil des ans, les Waratahs ont souvent fait des grosses saisons pour finalement se faire sortir de la course au titre. Beaucoup de « bruit pour rien ». Cette année, c’est l’inverse. Ils terminent 1er et reçoivent pour la finale. Ils ont fait plus qu’ils n’ont parlé. C’est peut-être une bonne leçon à retenir.
Aujourd’hui, les Waratahs sont humbles, désireux d’apprendre et il y a une véritable éthique de travail dans ce groupe. Le message est de garder les pieds sur terre, de rester vrai, de bosser dur et de prendre match après match. Il n’y a pas de « superstars » dans leur groupe. En fait, cela me rappelle combien je respecte Daryl Gibson !

art-daryl-20gibson-620x349
Edit : Daryl Gibson, ancien ¾ centre des Crusaders et des All Blacks, entraîneur adjoint des Waratahs depuis 2013

La façon dont il aborde les choses n’est pas à 1 million de km de l’approche de Wayne Smith. J’ai moi-même constaté de près un changement d’attitude lorsque j’ai visité le vestiaire des Waratahs l’année dernière après leur victoire face aux Chiefs. Ils considéraient les Chiefs comme l’équipe la plus difficile à battre, comme celle qui travaille le plus, c’était leur objectif, devenir des « bêtes de sommes ». Il s’agissait d’attitude. À l’époque, je pensais que c’était vraiment une belle façon d’aborder le jeu.
Bien sûr, vous pouvez être impressionné par leur talent, leurs combinaisons, leurs skills, leurs intentions, leur taille etc, mais c’est ce changement de mentalité qui est la clé du réalisme. Et ce terre à terre là, c’est la marque des Croisés. Je ne pense pas exagérer du tout l’influence de Gibson. Il a apporté de la clarté, de la simplicité, de la confiance et du soutien au back three. Il n’y a rien de compliqué dans ce que font les Tahs, ils le font juste très bien.
Daryl Gibson en Australie ! Ça avait fait jaser … mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose d’obtenir une expérience à l’étranger dans une installation de qualité. Il est Néo-Zélandais dans son cœur.
Le jeu des Waratahs est simple. Il s’appuie principalement sur des manipulations rapides. Toutefois, la marche est un peu plus haute pour la finale, car quand les Crusaders sentent l’enjeu, ils relèvent souvent le pari. Leur différence d’intensité se fait sentir et ils savent se montrer impitoyable. Leur jeu au pied était excellent contre les Sharks, pas seulement pour trouver les touches mais aussi pour mettre la pression. C’est un bon moyen pour neutraliser un peu Israël Folau. Leur mêlée a émoussé celle des requins mais là où ils sont le plus fort c’est sur les breakdowns. Leur présence est immense. Avec des joueurs comme Richie McCaw et Kieran Read, Matt Todd élève son niveau de jeu.
Je ne suis pas un grand fan pour faire jouer des mecs ailleurs que dans leurs meilleures positions, mais en l’occurrence, Todd Blackadder a réussi son pari avec Dan Carter et Richie McCaw. A cette époque il s’agit surtout de faire jouer les meilleurs joueurs … et les meilleurs joueurs des Crusaders sont peut-être un peu meilleurs que ceux des Waratahs.

Crédits: stuff.co.nz, photos smh.com.au

2 réflexions au sujet de « Le sérieux Néo-Zélandais, la clé des Waratahs ? Propos recueillis d’Andrew Mehrtens »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *