Les All Blacks résistent aux zones de turbulences européennes

Phil Walter_GettyImages

Après avoir joué un second Rugby Championship sans connaître la défaite, remporté la 3ème manche de la Bledisloe Cup, puis disputé un match au Japon (signant peut-être le début d’une future collaboration), les All Blacks se sont rendus sur les terres automnales européennes, pour se frotter à un rugby plus âpre, sur des terrains plus lourds et se confronter à des probables matches étriqués … à l’ancienne. Ils ont été servis !

Un programme compliqué : La France, leur bête noire préférée d’entrée de jeu. L’Angleterre, seule équipe à les avoir battus depuis 32 matches (35 aujourd’hui …). Et puis l’Irlande, rêvant de les battre pour la 1ère fois de l’histoire pour clôturer cette longue saison internationale. Vraiment pas de quoi s’endormir sur leurs lauriers. Au terme de 3 matches tendus, les All Blacks ont bouclé l’année 2013 en remportant tous leurs matches. C’est la 1ère fois qu’une Nation rugbystique arrive à le faire depuis la mise en place du professionnalisme. La dernière année que les All Blacks ont réalisé un pareil exploit date de 24 ans. C’était en 1989.

Le bilan: 3 matches, 3 victoires. C’était le bilan espéré, c’est fait. En termes de résultat c’est parfait : FRA-NZ/ ANG-NZ/ IRL-NZ. Les All Blacks ont réussi là où ils avaient échoué en 2012. 80 points marqués (8 essais) pour 63 encaissés (5 essais).

La manière: A l’arrachée ! Les All Blacks ont certes, gagné leurs matches, mais ont été plus que chahutés sur cette tournée européenne. La France était à 2 doigts d’arracher le match nul, l’Angleterre les a forcés à puiser dans leurs derniers retranchements, tandis que l’Irlande les a poussés tout simplement à l’exploit. L’écart moyen entre les All Blacks et ses adversaires était minime : 5,6 points seulement. C’était moins une !

Ce qu’il faut retenir de positif: Leur force mentale! Que ce soit sur la dernière mêlée face à la France, pour trouver les ressources de reprendre l’avantage en Angleterre ou pour revenir de nulle part à la dernière seconde du match en Irlande, les All Blacks ont su gagner ces matches serrés, au courage, avec un mental en béton armé.

La défense : Plutôt bonne en début de tournée. En difficulté contre la France, elle a réussi à tout colmater, comme en Angleterre avec 0 cleanbreak concédé. Ensuite l’équipe, bousculée, a subi de plein fouet la « furia irlandaise » et encaissé 3 essais en 20 minutes avant de se ressaisir. 88,3% de plaquages tentés réussis sur l’ensemble de la tournée.

La mêlée : 77,1% de réussite. C’est bien trop peu pour un numéro 1 mondial. D’autant plus que le 100% réalisé en Irlande rehausse cette moyenne. Cependant, même dominés, les joueurs arrivent à rester suffisamment disciplinés pour ne pas trop influer sur la rencontre. La mêlée noire est en difficulté depuis les nouvelles règles, mais sa capacité d’adaptation est visible au fur et à mesure du match. C’est un domaine où il faudra tout de même s’améliorer.

La touche : 89,7%. Au point. Graham Henry a même déclaré que l’équipe avait remarquablement progressé en touche depuis que Steve Hansen est aux commandes. Les All Blacks ont réalisé leur 1er 100% de l’année en Angleterre. Les lancers étaient propres et l’alignement (Sam Whitelock et Kieran Read particulièrement) très rassurant. Le contre a été moins utilisé afin de pouvoir davantage répondre aux mauls européens.

Le jeu au sol : Pas de domination flagrante, mais toujours au niveau sur cette tournée. Dans 95,7% de rucks néo-zélandais la balle a été conservée. On remarque également l’efficacité des déblayages et la qualité des libérations de balle supérieures aux autres équipes, permettant ainsi de conserver l’avantage. Aux brekdowns, Richie McCaw et Sam Whitelock (1er et 2ème sur les 3 matches) ont été impressionnants. La mobilité des piliers néo-zélandais est également assez exceptionnelle (Charlie Faumuina, Wyatt Crockett etc.), les All Blacks ne s’en privent pas pour les utiliser grandement sur ces zones où des différences se font, davantage encore en fin de match. Cependant, sur les rucks adverses les All Blacks ont eu énormément de mal à récupérer la possession.

Le jeu au pied : 28,7 coups de pied par match. Il a semblé s’étiolé petit à petit. De plus en plus court (Israël Dagg, Aaron Cruden), de moins en moins précis (Aaron Smith). Loin du niveau du début d’année.

Les tirs aux buts : 84% de réussite. De loin la meilleure séquence de l’année. Dan Carter et Aaron Cruden ont répondu présent. Et heureusement, car les scores étaient serrés.

L’animation offensive : Cette équipe n’a pas d’égal lorsqu’il s’agit de conclure une bonne situation. Ils sont capables d’enchaîner, d’appuyer à un moment donné, bien précis, sans faire d’erreur avec une justesse et une vitesse d’exécution incroyable. 3 des 8 essais de cette tournée illustrent parfaitement cela ; essais qui viennent de 3 offloads décisifs : celui de Charles Piutau pour Kieran Read, celui de Ma’a Nonu pour Julian Savea et celui de Dane Coles pour Ryan Crotty.

Cependant, tout n’a pas été idyllique. L’animation en elle-même était parfois brouillonne (Aaron Smith et Aaron Cruden), la paire de centre encore tâtonnante (Ma’a Nonu et Ben Smith) manquait de liaisons et certains joueurs du back-three semblaient « éteints » (Israël Dagg et Cory Jane).

La possession de la balle et l’occupation du terrain n’ont cessé de chuter au fil de l’année, atteignant même des records en France et en Angleterre (38,5 et 39% en moyenne sur les 2 matches). Le dernier match relève la moyenne de la tournée, car les All Blacks étaient obligés de faire le jeu pour revenir au score.

Ce qui sauve les All Blacks sur cette fin d’année, c’est en premier lieu, leur efficacité, mais aussi l’incroyable faculté qu’a l’ensemble des joueurs, tous postes confondus à pouvoir intervenir dans le jeu. Comme le confirme la dernière action de la tournée où 13 joueurs touchent la balle avant que Ryan Crotty franchisse la ligne.

L’état d’esprit : Même s’il n’était sûrement pas dans la forme de sa vie, ce groupe a collectivement eu les ressources mentales pour aller chercher des résultats. C’est le signe d’une équipe qui vit bien ensemble, en confiance et qui croit en elle.

La stratégie : L’adaptation était la clé. Selon le déroulement du match, les All Blacks patientent, accélèrent, contrôlent, font le dos rond, scorent, remontent etc. Ils savent mieux s’adapter aux aléas d’une rencontre et possèdent une qualité rare à ce niveau : la patience.

La discipline : 10,7 fois pénalisés par match, c’est approximativement le « tarif » moyen cette année pour les All Blacks. Ce n’est clairement pas l’équipe la plus disciplinée du circuit. Les néo-zélandais ont mis peut-être un peu plus de temps que d’habitude à s’habituer aux sensibilités arbitrales. Notamment en Angleterre et en Irlande.

Les regrets : Peut-être de n’avoir pas pu utiliser davantage le banc de touche. L’objectif du record d’invincibilité à sûrement enlever du temps de jeu à certains. A noter que Tom Taylor, Charles Piutau, Frank Halai, TJ Perenara, Dominic Bird, Steven Luatua, Keven Mealamu et Luke Whitelock ont été retenus par Steve Hansen pour jouer avec les Barbarians.

Quelle sonnette d’alarme tirer ? Attention à ne pas attendre de se nourrir « simplement » des fautes de l’adversaire. Les All Blacks ne sont pas à l’abri qu’une équipe réalise le match parfait comme c’était presque le cas à Dublin. Il a fallu alors cravacher pour revenir. Afin de poser encore plus de difficultés, remettre davantage la main sur le ballon en 2014 pourrait éventuellement être une solution.

La phrase pour conclure : « Nous avons réalisé une grande année, mais nous avons beaucoup de travail à accomplir pour rester où nous sommes » Steve Hansen.

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Total des notes Lexvnz :

  • 23 POINTS : Richie McCaw (8, 8 et 7), joueur clé de la tournée. Malgré les années qui passent, « Captain McCaw » montre toujours l’exemple. La voie à suivre.

RichieMcCaw_France2013_GettyImages

  • 22 POINTS : Brodie Retallick (8, 7 et 7) et Sam Whitelock (7, 8 et 7). Ils terminent l’année sûrement fatigués, mais leur niveau de jeu était encore très élevé. De plus en plus impliqués aux breakdowns sur cette tournée européenne, ils sortent également une grande performance chacun : Brodie Retallick à Paris et Sam Whitelock pour sa 50ème à Twickenham. Deux valeurs sûres.
  • 21 POINTS : Kieran Read (7, 8 et 6) et Ben Smith (7, 7 et 7). Kieran Read encore une fois spectaculaire et incroyablement décisif pour cette tournée européenne, il a néanmoins été en difficulté sur le dernier match. Ben Smith s’en sort bien. Son replacement au centre n’est pas un échec, même si ce n’est pas une franche réussite non plus. Plus à l’aise, et plus efficace lorsqu’il occupe un poste du back-three.
  • 19 POINTS: Ma’a Nonu (6, 7 et 6). Il n’est pas parvenu à faire de match plein sur cette tournée de fin d’année. Toujours très utile à l’équipe, décisif même, il a cependant eu davantage de déchet dans son jeu.
  • 18 POINTS: Aaron Smith (6, 6 et 6). Il semble que la longueur de l’année internationale ne lui ait pas rendu service. Il mériterait d’obtenir un vrai back-up pour pouvoir souffler un peu, car plus l’année avançait, plus il perdait de la justesse dans son jeu.
  • 17 POINTS: Israël Dagg (6, 7 et 4). A l’image de sa saison. Un premier match mitigé et un second satisfaisant. Le bémol arrive sur ce 3ème match où il n’y était pas. C’est une situation qui pourrait devenir problématique. A suivre.
  • 16 POINTS: Owen Franks (6, 6 et 4) et Liam Messam (6, 7 et 3). Moins indiscutable que les années passées, Owen Franks termine sur une excellente entrée en Irlande. Plus d’erreurs pour Liam Messam. Son jeu est devenu mature.
  • 15 POINTS : Julian Savea (8 et 7) et Charles Piutau (8 et 7). 2 belles titularisations. Ils sont jeunes, « neufs» sur la scène internationale et encore plein d’énergie. C’était visible sur cette fin d’année. Les All Blacks tiennent là deux « pépites ».
  • 14 POINTS : Keven Mealamu (7 et 7). Termine l’année comme on l’espérait. Très bonne nouvelle.
  • 13 POINTS : Tony Woodcock (7 et 6), Dan Carter (6 et 7). Deux « vétérans » sur lesquels les All Blacks comptent encore et auront sans doute besoin. Tony Woodcock n’a pas son pareil et Dan Carter a fait les 20 meilleures minutes de la tournée au poste de demi d’ouverture.
  • 12 POINTS : Dane Coles (4, 4 et 4), Charlie Faumuina (3, 3 et 6) et Aaron Cruden (3, 3 et 6). Dane Coles a trouvé la régularité qui lui manquait. Et il a placé la barre à un niveau très satisfaisant. En nette progression. Il était intéressant de voir évoluer Charlie Faumuina, il semble se rapprocher du niveau exigé par le staff des All Blacks. Des bases solides, une bonne activité et un physique avantageux. Aaron Cruden tient la route. Il se complique peut-être un peu la tâche, n’a pas la simplicité naturelle de Dan Carter mais s’en sort régulièrement avec beaucoup de talent.
  • 11 POINTS : Cory Jane (6 et 5) et Steven Luatua (4 et 7). 2 titularisations décevantes pour Cory Jane. Pouvait-on réellement espérer mieux ? Il lui faudra davantage de temps pour se remettre à niveau. Impeccable Steven Luatua. Une rentrée puissante contre les Anglais, il a également répondu présent en Irlande. Le poste de blindside est « blindé ».
  • 10 POINTS : Wyatt Crockett (2, 3 et 5) et Ryan Crotty (3, 3 et 4). Toujours des problèmes en mêlée pour Wyatt Crockett. Titulaire ou en rentrant en court de jeu, il est, comme en Super Rugby, très actif, mais souvent pénalisé. Ryan Crotty est une satisfaction de la tournée Européenne. Rien d’exceptionnel, mais il semble solide et ne commet pas d’erreur sur ses 3 rentrées en jeu.
  • 6 POINTS : Tawera Kerr-Barlow (3 et 3), a amélioré ses rentrées.
  • 5 POINTS : Andrew Hore (5), en manque de rythme, il a connu une dernière titularisation mitigée à l’Aviva Stadium.
  • 4 POINTS : Ben Franks (4), Beauden Barrett (4), ils ont amené beaucoup d’énergie en Irlande.
  • 3 POINTS: Luke Romano (3), une bonne rentrée en jeu.
  • 0 POINT : Frank Halai, Francis Saili, Tom Taylor, TJ Perenara, Luke Whitelock, Sam Cane, Ardie Savea, Jeremy Thrush, Dominic Bird et Jeff Toomaga-Allen.

Les moyennes des joueurs ayant au moins pris part à 2 titularisations ou 3 rentrées :

  • Au-dessus du lot (+7) : Dane Coles (8), Richie McCaw (7,66), Julian Savea et Charles Piutau (7,5), Brodie Retallick, Steven Luatua et Sam Whitelock (7,33)

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  • Niveau très satisfaisant (7) : Kieran Read, Keven Mealamu et Ben Smith (7)
  • Bon niveau (6,5-6,99) : Ryan Crotty (6,66), Tony Woodcock et Dan Carter (6,5),
  • Niveau correct (6-6,49) : Owen Franks et Liam Messam (6,4), Ma’a Nonu (6,33), Aaron Smith, Charlie Faumuina, Aaron Cruden et Tawera Kerr-Barlow (6)
  • En dedans (-6): Israël Dagg (5, 66), Cory Jane (5, 5) et Wyatt Crockett (5).
  • Temps de jeu insuffisant: Luke Romano, Ben Franks, Beauden Barrett et Andrew Hore

Crédits: Photos Getty Images

8 réflexions au sujet de « Les All Blacks résistent aux zones de turbulences européennes »

  1. A part les Gallois, ils ont joué toutes les grosses équipes cette année et les ont battues.

    Je dirais que la différence entre le RC et la Tournée d’hiver a été principalement la nouvelle ligne arrière moins fluide, plus recomposée et pas en forme (Jane, Dagg). Si Conrad Smith revient à un bon niveau et si Piutau confirme, il serait intéressant de tester Ben Smith ou Barrett à l’arrière.

    Devant, j’espère que Cane parviendra à s’imposer et jouer plus de matches mais le vrai défi et on le voit dans les notes sera la première ligne.

    Enfin, on voit bien la patte Hansen : Henry avait un jeu plus direct sans doute à cause de Kaino et Thorn, plus destructeur et plus solide défensivement je trouve. Là, cette équipe laisse des possibilités à l’adversaire mais il y a une telle confiance, une certitude à pouvoir marquer que ça ne pose pas de souci.

    • Le problème de Ben Smith à l’arrière c’est son jeu au pied. Je pense que si Dagg est mis en concurrence ce sera par Barrett.

      La défense et la 1ère ligne peuvent poser problème. Je pense que 2014 sera plus compliqué pour les NZ.

      • Heureusement que ça sera plus compliqué. Je pense qu’il n’y aurait rien eu de pire pour les All Blacks que de tout gagner jusqu’à la WC. Il faut qu’ils aillent plus loin, qu’ils progressent s’ils veulent se maintenir à ce niveau. Pour cela, une plus grosse concurrence ne peut être que bénéfique.

        • Mais bon chaque année, les autres doivent progresser et au final…. la génération dorée irlandaise ou galloise n’a jamais battu les Blacks. L’Irlande fait match nul l’an passé en NZ puis en prend soixante le match suivant, perd à domicile lors de la tournée d’automne 2012 et reperd cette année avec les honneurs… On verra au prochain match mais je suis prêt à parier que les Blacks gagneront.

          Pareil les Sud Afs, on verra l’an prochain comment les Européens seront après leur longue année en top 14 et comment ces joueurs supporteront les voyages du RChampionship.

          Les Anglais : ça manque d’intelligence dans le jeu, ils sont costauds mais un dix plus « fin » serait bienvenu.

          La principale menace sera l’Australie je pense : il leur faut juste trouver un bel équilibre derrière et ça le fera

          • Les pauvres irlandais avaient même laissé filer le match nul sur le 2ème match en Juin 2012. Sur un drop de Carter

            Pour moi ce seront les Sud-Afs les gros clients.

            L’Australie, devant elle ne m’inspire pas. Je pense que les Blacks sauront jouer avec leurs avants s’il le faut.

            Les Anglais, disons qu’avec un arbitrage maison, ils seront quand même très dangereux

            Et les français dans tout ça ??

    • Hansen devra de toute façon rétablir plus de constances défensive et revenir à un jeu plus consistant pour 2015. Ça m’étonnerait que les All Blacks laissent autant de ballons à l’adversaire pour une Coupe du monde comme ce fût le cas cette année.

      Sinon tu as raison. Il y a une telle confiance et une telle certitude de leur capacités à marquer dans cette équipe que « c’est passé » 14 fois sur 14.

  2. Les Anglais effectuent un travail en amont qui devrait s’avérer payant, d’une manière ou d’une autre, un jour ou l’autre. Et les Français sont tout simplement imprévisibles. C’est souvent le contexte qui les rend dangereux, ou pas.

    Sud-Africains et Australiens bénéficient du fait qu’ils sont régulièrement entre les Coupes du monde comme des « outsiders » aux All Blacks. Ils basent de plus en plus leurs objectifs sur la Coupe du monde et devraient en 2015 arriver avec une équipe hyper-compétitive.

  3. Mon bilan :

    Inquiet au talonnage et pour le pilier gauche, rien à dire en 2 et 3me ligne même si Cane devrait plus jouer. En 9, Smith confirme, personne ne perce derrière, peut-être reverra-t-on Ellis. En 10, Carter reste un grand joueur, la relève est bien là et a déjà de l’expérience. En 11, Savea confirme son potentiel. Au centre, NoNu Smith ça reste très bon même si Nonu a abusé du jeu au pied. En 14, B. Smith a fait une belle année, Jane devra cravacher. En 15, j’ai bien aimé Dagg cette année même si il a raté l’Irlande.

    L’essai de l’année : contre l’Australie à Dunedin, celui de la passe au pied de Cruden.

    En terme d’attaque : des essais après des touches, des mêlées, après plusieurs phases, après une seule, après des balles de récupération. Des essais d’avant, d’autres de 3/4, des mixtes. Un jeu fluide malgré tout, la balle voyage bien et toujours cette impression de force.

    La défense : peut-être du souci dans l’axe du terrain et si Dagg doit se trouver en un contre un (même remarque pour Ben SMith). L’équipe est intelligente, elle a su s’adapter au jeu des Sud Af, elle a su neutraliser Folau (quel joueur !), etc.

    Les matches : les Blacks ont dominé les Français après le 1er test, pas de souci face à l’Australie, à leur main contre les Anglais. Irlande et Afs ont posé des soucis.

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