Un ovni nommé Ranger. Collision imminente sur Montpellier !

rene Ranger

Longtemps espéré, Rene Ranger va enfin débarquer à Montpellier où il est très attendu !

Enfin ! disent les supporters du MHR. Déjà … pensent les supporters Néo-Zélandais. L’arrivée de Ranger en France a été longue à se dessiner, mais sa venue n’est plus qu’une question de jours.

Montpellier va récupérer un joueur dans la forme de sa vie. Attention, « Danger » !

Descendants de Rarotongiens (Iles Cook) et d’Anglais, Rene Ranger est surtout un enfant du Northland. Il est le 1er joueur de Wellsford à devenir un All Blacks : « Nous avons eu des All Blacks Maoris et beaucoup de joueurs qui ont représenté le Northland mais c’est notre premier joueur en équipe nationale » Glen Wetherill, président de Wellsford. «Nous sommes comme sur la lune, je lui souhaite tout le meilleur de la part de tout le club ».

Polyvalent, il a longtemps été un ailier atypique, hyper actif et capable de venir se mêler de nombreuses fois au jeu.

Fan de Tana Umaga, il prend, comme son modèle, une autre dimension lorsqu’il évolue au poste de centre. Plus il touche de ballons, plus il prend confiance et plus il devient dangereux pour les défenses adverses.

 « C’est un joueur qui a le facteur X, qui crée et qui tente beaucoup. Il est très fort physiquement, vraiment très fort. Et il a beaucoup de talent. Il y a quelques aspects de son jeu qui sont très intéressants. Il pourrait devenir un joueur de niveau international. » Graham Henry

Extrêmement véloce, ce joueur déborde d’énergie. Il a d’ailleurs eu plusieurs fois des problèmes de discipline (sûr et en dehors du terrain), qui semblent désormais des « erreurs de jeunesse » plus qu’autre chose.

Sur un terrain de rugby, Ranger est une attraction à lui tout seul. Sans aucun doute l’un des porteurs de balle les plus explosifs du rugby mondial. Véloce, puissant, rapide, massif, il a une force d’impact impressionnante et marque ses adversaires.

Il essaie d’exploiter le moindre espace afin de faire valoir sa puissance naturelle pour casser la ligne, franchir ou donner après contact. Typiquement le genre de joueur dont une backline moderne a besoin pour faire la différence.

Un aperçu de son potentiel :

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Rétrospéctive de sa carrière:

  • L’éclosion d’un nouveau talent

Sélectionné en 2006 par Sir Gordon Tietjens pour représenter les All Blacks Seven, il débute également avec l’équipe 1ère du Northland le 22 juillet contre North-Harbour.

Il évolue alors au poste d’ailier gauche et marque 1 essai en 8 matches provincial.

Devenu une « pointure régionale » en 2007, il fait partie des joueurs dont on commence à parler sérieusement. Il incorpore immédiatement le squad d’entraînement et de développement des Blues, sans arriver à obtenir du temps de jeu. Il retourne au rugby à VII et participe à une nouvelle campagne des All Blacks Seven.

Toujours au poste d’ailier, son entraineur cherche à optimiser son potentiel Il l’essaye même 2 matches à l’arrière durant sa seconde année pour le Northland : 7 matches 2 essais.

En 2008, il a 22 ans. Semblant avoir du mal désormais à intégrer l’effectif des Blues, il continue toujours en parallèle à représenter la Nouvelle-Zélande en rugby à VII où il excelle (il joue les 4 premiers tournois de l’année).

C’est lors de cette Air New-Zealand Cup qu’il « explose », (9 matches, 4 essais). A l’aile droite des Taniwhas principalement mais avec également quelques passages au centre.

Etincelant, les Blues ne peuvent pas cette fois se passer du phénomène Ranger et semblent enfin prêt à l’intégrer pleinement pour la prochaine saison.

  • Un sacré client mais une carrière en dent de scie

Il passe une 1ère saison de Super Rugby assez mouvementé (10 matches, 2 essais, à l’aile) ! Ce n’est pas un joueur « parfait », mais ses courses font de vrais dégâts. Il est capable à tous moments d’actions qui sortent de l’ordinaire. Sous les lumières internationales, il est également repris par les commissions de discipline de rugby et par la justice Néo-Zélandaise (pour agression).

Tout cela n’empêche pas sa carrière de décoller, car il est appelé (en tant qu’ailier) à participer à la Pacific Nations Cup avec les All Blacks Juniors (3 matches, 2 essais).

En 2010, Rene Ranger est un joueur de Super Rugby accomplit. Il passe la majeure partie de son temps de jeu au poste de second centre. On lui découvre d’autres possibilités et une palette de jeu bien plus large que les années précédentes. 13 matches, 7 essais avec les Blues.

Il intègre les All Blacks et connait ses 3 premières sélections. Comme tout joueur néo-zélandais, c’est un rêve qui prend forme, mais le plus dur ne fait que commencer, car les places sont chères et le niveau extrêmement exigeant. Selon lui, les All Blacks sont à un niveau bien au-dessus du Super Rugby, ils jouent avec beaucoup plus de clarté, de justesse et c’est une équipe qui prend en compte tous les détails possibles et inimaginables.

L’année de la Coupe du monde (2011), Ranger repasse à l’aile des Blues (16 matches, 8 essais) et passe une année assez compliquée. Il a désormais le statut d’un All Blacks mais son jeu comporte beaucoup de petits défauts qui, une fois disséqué, pèse lourd dans la balance. Même s’il surnage en Super Rugby, il ne parvient pas à passer un certain cap et ne parvient pas à retrouver les All Blacks.

2012 sera du même acabit. 9 matches, 2 essais avec les Blues, 9 matches, 2 essais avec le Northland, Ranger alterne les postes d’ailiers et de centre. Il stagne. Ses chances de percer au niveau international se font de plus en plus minces.

  • Une année charnière dans la forme de sa vie !

2013 … l’année où tout a été trop vite pour Ranger. Sentant que sa chance s’éloigne, il prend  de sérieux contacts avec l’étranger pour un éventuel départ.

C’est également l’année où il devient père, se retrouve comme le plus expérimenté ¾ des Blues,  devient enfin un cadre sur lequel l’équipe s’appuie et un leader de jeu sur lequel on compte tous les week-ends.

Son niveau est excellent. Il semble avoir progressé sur tous les secteurs. En pleine possession de ses moyens, boosté par son nouveau statut, il joue un rugby mature tout en conservant une part inimitable d’explosivité. L’année que tout le monde attendait, le niveau que tout le monde prévoyait pour lui arrive enfin. Malheureusement peut-être un peu trop tard.

15 matches de Super Rugby, en tant que second centre, il inscrit 6 essais, donne 5 passes décisives, figure parmi les joueurs ayant le plus gagné de mètres balle en main du Super Rugby, 10 cleanbreaks, 25 offloads, 9 pilfs, il est logiquement rappelé dans le squad des All Blacks pour recevoir le XV de France.

En 2013, il démontre qu’il a été capable de jouer avec énormément  de cohérence, défendre de façon ordonnée, avoir un rythme de travail élevé et être décisif en attaque. Il redevient une véritable option pour les All Blacks qui cherchent ce type de joueur capable d’évoluer aussi sereinement et aussi bien en 13.

Seule incertitude ou ombre au tableau ayant tenu en attente toute la Nouvelle-Zélande et sûrement tout le Languedoc, la signature d’un contrat très tôt pour le MHR de Mohed Altrad, suivie d’un long feuilleton pour savoir si oui ou non il partirait ou resterait.

La réponse une fois connue, il refuse de participer au Rugby Championship avec les All Blacks afin d’assumer son nouveau rôle de capitaine du Northland, de rester proche de sa femme et de son nouveau-né et de laisser par la même occasion les joueurs restant en Nouvelle-Zélande en 2014 saisir leur chance.

Malheureusement pour lui, le Northland termine dernier de la Championship (2nde division). Il quitte malgré tout sa province par une victoire à Whangarei sur Bay of Plenty.

Ranger s’apprête désormais à rejoindre le Top 14 et ses nouveaux partenaires où il retrouvera Anthony Tuitavake qu’il a déjà côtoyé aux Blues .

Pour son départ, son équipe du Northland a effectué un Haka en son honneur :

Très attaché à sa région, il a toujours réservé beaucoup d’intérêt au Taniwha. Il s’est déclaré « A la fois triste et excité de partir ». «Je suis très heureux, les garçons ont puisé loin dans leurs ressources et finalement on a réussi à obtenir cette victoire. Je suis fier d’être un Northlander. J’aimerais revenir et terminer ma carrière ici. Donc ce n’est pas tout à fait un adieu, mais plus comme un au revoir ».

 

Au revoir donc, et bonne chance en France !

« Rene Mark Nelson Ranger »

Né le 30 septembre 1986 à Whangarei (Northland)

Physique : 1,82 m/ 97 kg

Position : Second centre/ ailier

Ecole: Rodney College

Club: Wellsford

Province: Northland (59 matches, 11 essais)

Franchise: Blues (65 matches, 25 essais)

All Blacks N° 1106 (entre Aaron Cruden et Colin Slade)

Début avec les All Blacks: 26 juin 2010 contre le Pays de Galles à 23 ans

All Blacks Tests: 6 tests (2 titularisations), 1 essai.

Crédits: Vidéos UKM sport et Buzzensport/ Photo Carrement-rugby.fr

3 réflexions au sujet de « Un ovni nommé Ranger. Collision imminente sur Montpellier ! »

  1. Il part effectivement au moment où il était à son meilleur niveau et commençait à intéresser les All Blacks.

    Impressionnant le Haka de départ !

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