Ali Williams, une forte personnalité de plus à Toulon

Ali Williams

Ali Williams a formé, surtout avec Chris Jack, une paire de seconde ligne incontournable des All Blacks. Durant toute sa carrière, il a lutté pour obtenir le maximum de son potentiel et pour revenir sans cesse sur le devant de la scène. Sa force de caractère a été en tout point remarquable, et il a réussi à traverser diverses époques avec les Blues, en commençant aux côtés de Robin Brooke puis avec Troy Flavell, Greg Rawlinson et enfin Anthony Boric.

Même s’il a parfois été mis en concurrence, qu’il a connu une carrière faite de hauts et de bas, il a toujours été une forte personnalité sur la scène rugbystique néo-zélandaise et un membre important des All Blacks. Toujours blagueur, flamboyant, talentueux, athlétique, entier, courageux et original, Ali Williams est quelqu’un « à part », à l’image de ses Hakas passionnés.  Une « star » de plus va débarquer sur la rade de Toulon.

Très doué pour le sport, il a représenté « Auckland » en football, en tennis, en cricket et bien sûr en rugby (assez tard), à partir de 1999 lors de sa dernière année à Kings College. Tout va alors s’enchaîner très vite pour Ali.

Tandis qu’il évoluait avec l’Académie de Rugby d’Auckland (Ponsonby), Wayne Pivac, alors entraîneur d’Auckand, va le repérer et l’intégrer à l’équipe professionnelle en 2001. L’année suivante, il est pioché par les Blues et quelques mois plus tard il devient un All Blacks à 21 ans et fait face à Martin Johnson.

Tout a été très vite, simplement parce que l’arrivée d’Ali Williams était à ses débuts un véritable bol d’air frais. Il avait de grandes qualités de sauteur en touche, une technique irréprochable, et une vitesse impressionnante pour son poste. Tout cela avait un rendu incroyable sur le lien entre avant et trois-quarts. Son  impact sur une équipe était immédiat et collait à merveille avec le volume de jeu que voulaient imposer les All Blacks à leurs adversaires.

2003 fût une grande année pour lui, ce fût l’année de la confirmation. Il remporte, à l’issue d’une saison mythique, le Super Rugby avec les Blues. Il remporte le Tri Nations avec les Blacks mais échoue en ½ finale de Coupe du monde. Il est déjà à cet instant, considéré comme l’un des meilleurs seconde ligne au monde.

N’évoluant plus au même niveau en 2004, gêné par un petit os du pied fracturé, il subit de plein fouet la concurrence de Simon Maling et Keith Robinson. Il est écarté pour de nombreux tests par Graham Henry. Ali prit la chose comme une bénédiction : « Vous vous rendez compte de ce que vous aviez. Le perdre vous donne ce petit supplément pour le récupérer. »

Le bouillonnant Ali Williams se  ressaisit en 2005. Il revint plus guerrier que jamais : « C’est ce que nous sommes censés faire, plutôt que de faire des trucs « flashi ». Trop peut-être, car il entacha sa saison par 6 semaines de suspension pour un piétinement sur la tête de Richie McCaw lors du « classique » Blues-Crusaders. Néanmoins, il fera partie incontestablement des hommes fort des All Blacks lors de la réception des Lions.

Son niveau de jeu est excellent, les All Blacks remportent le Tri Nations et Ali Williams se fait remarquer par cette inoubliable passe au pied pour son ailier Doug Howlett, confirmant le fait qu’il est un 2ème ligne totalement atypique, techniquement au-dessus, et sans barrières dans son jeu.

Quelques images de sa carrière : [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=mUDTXGcN6Qg&w=560&h=315]

2006 fût en dent de scie car blessé à la cheville, Jason Eaton et James Ryan prennent leurs chances.

2007, ne dérogeant pas à la règle, fût très mouvementée. D’abord pris en grippe par l’encadrement des Blues (David Nucifora, Andy Dalton, Anton Strachan) pour des raisons disciplinaires, il se brisa la mâchoire lors d’un choc avec Sébastien Chabal lors du début de saison des Blacks.

Ne manquant jamais d’humour, il lança un grand concours de la meilleure soupe du pays :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=-DpIv_HmvbU&w=560&h=315]

Il lutta pour revenir à temps, afin de disputer la Coupe du monde, où les All Blacks échouèrent encore,  en ¼ de finale cette fois.

Toujours en froid avec les Blues, il tenta de redynamiser sa carrière en 2008 en s’exilant chez les « ennemis » Crusaders (1 an seulement). Il forma avec Brad Thorn un attelage des plus compétitifs et remportèrent un nouveau Super Rugby, puis un nouveau Tri-Nations.

Pour l’anecdote, il gagna également à Canterbury le surnom de « Spiderman » en mettant fin à une échauffourée dans les rues de Christchurch :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=aTnBwQVb6Z0&w=420&h=315]

A partir de 2009 il va subir de terribles blessures (dont 3 opérations du talon d’Achille)  qui vont le tenir éloigné des terrains de très longues années. C’est à cette époque qu’il ira chercher du temps de jeu en seconde division anglaise du côté de Nottingham. Même s’il avait bel et bien reculé dans la hiérarchie, il finira par réussir à revenir de justesse dans le groupe pour devenir enfin champion du monde en 2011. Il laissa éclater sa joie après tant d’années de galère :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=E4Ac886opi0&w=560&h=315]

En 2012, Williams est resté dans l’équipe des All Blacks, arrivant à 77 sélections, mais toujours en tant que remplaçant (derrière Sam Whitelock, Luke Romano et Brodie Retallick). Il était devenu une sorte de « meuble » historique de l’équipe et un « mentor » auprès des jeunes.

Promu capitaine des Blues pour le Super Rugby 2013, il annonce au bord des larmes, qu’il quitte la scène internationale dans le courant de l’année.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=4BftAxlPxR0&w=560&h=315]

Plus tard, il choisit de répondre à l’appel du Rugby Club Toulonnais, pour remplacer Nick Kennedy, et former, cette fois avec Bakkies Botha une nouvelle paire « historique » de seconde ligne, toujours plus expérimentées et des plus complémentaires qui soit.

 

NOM: Alexander James Williams, dit “Ali” Williams

NAISSANCE: Le 30 avril 1981 à Auckland

MENSURATIONS: 2.02m, 114kg

POSTE : Deuxième ligne (droit (N°5) de préférence)

DERNIERE ECOLE : King’s College

ALL BLACK DEBUT: 9 Novembre 2002 contre l’Angleterre à Londres à 21 ans et 193 jours

NUMERO : 1022 (entre Keith Robinson et Danny Lee)

DERNIER TEST AVEC LES ALL BLACKS: 17 Novembre 2012 contre l’Italie à Rome à 31 ans et 201 jours

TESTS: 77 tests/ 7 essais

MATCH:  1 match

SUPER RUGBY: 115 matches/ 5 essais (au 12/07/2013)

Autres: Il est avec son frère (aussi rugbyman professionnel) Jay Williams et Doug Howlett, responsable de « KidsCan », un organisme national dédié au bien-être des enfants défavorisés.

Crédits: Vidéos Caglar kartal, Stevehn787, swiftin8, nzrugby1, thegreatrugbyworld, photo espnscrum

Une réflexion au sujet de « Ali Williams, une forte personnalité de plus à Toulon »

  1. Très bel article pour un joueur que je trouve effectivement très attachant. Les deux dernières vidéos sont trés touchantes. Malgré des hauts et des bas, il a au final réalisé une superbe carrière. Et puis, comme tu le détaille bien, l’histoire est belle car son attachement pour le maillot black et sa persévérance, malgré les blessures et autres coups durs, ont finit par payer avec le titre suprème au bout.

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